Assez d’avaler des hormones ? D’autres moyens de contraception existent…

Assez d’avaler des hormones ? D’autres moyens de contraception existent…

D'autres solutions de contraception

Si vous connaissez un peu votre généalogie, vous pourrez certainement constater que nos (arrières)-grand-mères n’avaient pas toutes 10 enfants et pourtant elles n’avaient pas tous les moyens – ni même les connaissances – que nous avons… Alors, comment faisaient-elles ?

Quelques chiffres sur la contraception

Il existe une multitude de moyens de contraception même si nous n’en connaissons que 4 ou 5. Concernant l’efficacité des différentes méthodes de contraception, il faut savoir qu’il existe une différence importante entre l’efficacité théorique et l’efficacité pratique (en situation et qui prend en compte les oublis, les mauvaises utilisations…). Plus une méthode de contraception demande une intervention importante de notre part, plus la différence entre efficacité pratique et théorique sera importante car, en tant qu’êtres humains, nous sommes faillibles…
Voici quelques chiffres comparatifs trouvés sur Wikipédia :

 Méthode  Echec avec utilisation correcte  Échec en emploi

typique (État-Unis)

Échec en emploi

typique (France)

 Fréquence des

prises ou de

l’usage

 Aucune méthode 85 % 85 %
 Pilule 0.3 %  8 % 2.4 %  Tous les jours
 DIU au cuivre  0.6 % 0.8 % 1.1 % 3 à 12 ans
 DIU hormonal 0.2 % 0.2 % 1.1 M 5 à 7 ans
 Préservatif masculin 2 %  15 % 3.3 % A chaque rapport
 Retrait  4 % 27 % 10 % A chaque rapport
Préservatif féminin  5 % 21 %  A chaque rapport
Anneau vaginal  0.3 % 8 % En place 3 semaines /1 sem. repos
Timbre contraceptif 0.3 % 8 % 1 fois / semaine
Diaphragme 6 % 16 % A chaque rapport
Cape cervicale 9 à 26 %* 16 à 32 %* A chaque rapport
Eponge 9 à 20 %* 16 à 32 %* 22 % A chaque rapport
Spermicides 18 % 29 % 22% A chaque rapport
Stérilisation masculine (vasectomie) 0.1 % 0.15 % Définitif
Stérilisation féminine (ligature des trompes) 0.5 % 0.5 % Définitif
Méthode des jours fixes 5 % 25 %** 8 %** Tous les jours
Méthode des températures 3 % 25 %** 8 %** Tous les jours
 Méthode symptothermique  0.4 %  25 %** 8 %**  Tous les jours

*pour les nullipares /  ayant un enfant
**pas de distinction entre les différentes méthodes pour l’emploi typique dans les études

DIU = Dispositif Intra-Utérin = stérilet

Certaines méthodes n’ont fait l’objet d’aucune étude française ce qui explique l’absence de chiffres pour ces méthodes.

Les problèmes inhérents à la pilule

Votre médecin vous a-t-il mis en garde contre les risques inhérents à votre pilule ? Si oui, c’est déjà ça, bien que vous n’ayez pas tellement de choix. S’il ne l’a pas fait, il aurait dû selon la loi. Dans les faits, nous savons toutes que la pilule n’est pas bonne pour la santé particulièrement lorsqu’on fume ou dans le cas de certaines maladies… Mais concrètement, vous a-t-on déjà proposé une solution alternative ? Connaissez-vous vraiment les risques liés à la pilule ?
La prise de la pilule augmente les risques de phlébites et d’embolies pulmonaires mais aussi d’infarctus et d’AVC. . Ce risque augmente avec l’âge, surtout après 35 ans, mais aussi en cas de tabagie, de surpoids, d’hypertension, de cholestérol ou de diabète…

Les solutions généralement proposées sont-elles vraiment plus saines ?

Suite aux récentes affaires concernant la pilule contraceptive, beaucoup d’entre nous nous sommes posées des questions et bien souvent on nous a laissé le choix entre un implant, un anneau ou un patch contraceptif, un stérilet (ou DIU) hormonal ou un stérilet au cuivre.
Dans le cas de l’implant, de l’anneau et du patch, vous n’avez plus besoin de penser à prendre votre pilule à heure fixe : Aucun risque d’oubli puisqu’il diffuse une dose permanente… des hormones (progestérone seulement) que vous vouliez éviter !
Les stérilets posent eux aussi plusieurs problèmes. Ils causent fréquemment des règles plus abondantes et douloureuses. Le stérilet aux hormones vous apporte en plus votre dose quotidienne d’hormone.
Enfin, tous les stérilets, par leur mode de fonctionnement, soulèvent des problèmes d’éthique pour un certain nombre d’entre nous. En effet, le stérilet n’empêche pas la fécondation mais évite seulement la nidation de l’embryon en « raclant » les parois de l’utérus s’il y a eu fécondation… Si vous pensez qu’un embryon même de quelques heures est une vie humaine alors évidemment le stérilet n’est pas fait pour vous…

Les méthodes locales

Par ailleurs, vous pouvez opter pour des méthodes de contraception locale (préservatif, diaphragme). Ces méthodes sont les plus saines pour votre santé en vous protégeant non seulement d’une éventuelle grossesse mais aussi de toutes les maladies sexuellement transmissibles. C’est donc le mode contraceptif à privilégier en cas de relation instable. Cependant, elles ne sont pas fiables à 100 % (aucune méthode ne l’est d’ailleurs !) et elles sont souvent délaissées à cause de l’inconfort et du manque de souplesse de cette méthode…

Les méthodes naturelles de contraception

Naturelles… comme du temps de nos grand-mères ? Elles ont pour noms méthode du calendrier, méthode Billings, méthode Ogino, ou encore méthode sympto-thermique. Mais que proposent-elles réellement ?

– La méthode du calendrier :

C’est celle de nos grand-mères (quand elles avaient une méthode autre que l’abstinence !). Voilà la théorie : Le cycle dure 28 jours. Il débute avec le début des règles, suit une période (plus ou moins) inféconde avant l’ovulation (période féconde) qui a lieu 14 jours avant la fin du cycle ; la période après ovulation étant inféconde. Le problème, c’est que peu de femmes ont un cycle régulier de 28 jours ! Et évidemment, cette méthode se termine souvent avec… un bébé en bonus !

– La méthode Billings :

Elle se base sur l’observation de la glaire cervicale et permet de déterminer sa période d’ovulation assez facilement. En cas d’utilisation correcte, le taux d’échec est seulement de 1% mais dans la pratique il grimpe à plus de 22 % !

– La méthode Ogino :

Elle est construite sur des calculs d’après les cycles précédents et est très peu fiables.

– La méthode des températures :

Elle consiste à prendre sa température tous les matins au réveil afin de déterminer la période d’ovulation.

– La méthode sympto-thermique :

Elle combine efficacement la méthode Billings et celle des températures. C’est la plus complète et la plus fiable des méthodes naturelles. Pour en savoir plus, je vous conseille les 2 sites suivants : http://www.methodes-naturelles.fr/ qui est très détaillé notamment sur les signes à observer et https://sympto.org/home-main_fr.html qui vous propose différentes formules d’accompagnement et une application pour smartphone.

 

Pour conclure sur les méthodes naturelles :

Il faut savoir que toutes imposent une période d’abstinence pendant la période féconde (ovulation) – à moins de les combiner à une contraception locale –, qu’elles sont quand même contraignantes (observation, prise de température…) et qu’en cas d’erreur d’interprétation vous aurez droit à un bébé « bonus ». Si vous êtes prêtes à accepter ce risque, alors pourquoi pas ?
Sachez aussi – et cela nous concerne toutes – que ces méthodes permettent aussi de mieux connaître notre cycle et peuvent donc nous aider dans la conception d’un enfant quand c’est souhaité !

Et les hommes alors ?

Il existe bien sûr la stérilisation masculine mais peu d’hommes y sont favorables et on les comprend… En revanche, on le sait très peu mais une pilule contraceptive masculine est en phase de test. Des essais ont été réalisés avec un taux d’efficacité de 96 %. Quelques effets secondaires problématiques ont été détectés tels que dysfonctionnements érectiles, acné, douleurs, sensation de panique, palpitations et hypertension…
Nous serions probablement nombreuses à apprécier de ne plus être les seules responsables (et victimes) de la contraception du couple. Car après tout, nous ne sommes fertiles que quelques jours par mois contrairement à ces messieurs et ce serait bien de pouvoir alterner les rôles. On pourrait envisager de prendre la pilule alternativement tous les 2 ans…
Et vous, seriez-vous prêtes mesdames à déléguer cette responsabilité à votre conjoint, sachant qu’en cas d’erreur de sa part, c’est vous qui en paierez le prix à savoir un bébé « bonus » ?

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